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Dates des représentations 1 mars, 2008

Classé dans : dates des Spectacles — lesferus @ 18:41

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16  AVRIL participation au Festival Arrache Coeur.

16 Mai participation au Festival Rideau Rouge

 

Programme Arrache Coeur

Mardi 15 avril 2008
18h00 – On purge bébé (de G. Feydeau) puis L’affaire de la rue Lourcine (d’E. Labiche) joué par Les Survoltés (Supélec)
20h00 – Entracte
21h30 – Huis-Clos (de J.P. Sartre) joué par Le Club théâtre de Centrale (Centrale Paris)
Mercredi 16 avril 2008
18h00 – La fille de Carnegie (de S. Michaka) joué par Les Rescapés (Université de Fribourg, Suisse)
20h00 – Entracte
21h30 – Porcherie (de P. P. Pasolini) joué par Les Férus fous (Divers établissements parisiens)

   Jeudi 17 Avril 

18h00 – Eurydice (de J. Anouilh) joué par Comédia (ESSEC)
20h00 – Entracte
21h00 – Roméo et Juliette (de W. Shakespeare) joué par Double jeu (HEC)

      

Programme Rideau Rouge

Porcherie  : Le Vendredi 16 Mai à 21h au Théâtre de Ranelagh 

( annonce des autres spectacles à venir )

 

 

Ou nous écrire!

Classé dans : Contact — lesferus @ 18:05

Vous pouvez nous contacter à l’adresse suivante :

Mail:     lesferus_fous@hotmail.fr

 

 

La soif d’un Ailleurs

Classé dans : Autour de Porcherie — lesferus @ 17:48

La soif d’un ailleurs a de tout temps brûlé l’âme des artistes. Cette brûlure, cette douleur, ce sentiment de manque, cette insatisfaction permanente, cette révolte contre une réalité qui s’érige arbitrairement tous les jours devant nos yeux, et cette quête d’une autre réalité, cachée, latente, intime, personnelle, mais réprimée, discréditée, reniée au nom de la raison et du sens commun, tout cela ne fait-il pas la force créatrice de l’artiste ? L’artiste tente de trouver l’ailleurs qui est ici, l’ailleurs qui est en chacun nous. Parvenir au triomphe de son rêve dans la réalité n’est pas une entreprise de tout repos et exige un « dérèglement de tous nos sens », ainsi que le déploiement d’une sensibilité qui ne craint pas les assauts de la vie.  Quand l’âme de Baudelaire s’écrie : « N’importe où du moment que c’est hors de ce monde ! » n’exprime-t-elle pas la détresse éperdue, le désir désespéré, l’élan de liberté commun à tout artiste ? Et, plus cette détresse et ce désir seront puissants, plus l’artiste aura  de chances de voir triompher son art dans la vie, son rêve dans la réalité, son ailleurs ici même.  Mais que faire quand les forces manquent à cette conquête, quand la torpeur du dégoût envahit et enténèbre la volonté ?  Maints poètes, artistes, ou simplement  âmes inconsolées ont dû recourir à la mort parce qu’ils n’ont pas pu  » changer la vie » et le monde. La mort : ultime patrie des désespérés, la seule consolation des hommes que la fatalité d’un destin accable.  Comment, Julian tributaire du crime de son père, comme  toute la génération d’après guerre devant assumer ce fardeau qu’il n’a pas choisi, comment aurait-il  pu éviter le cynisme et la mort ?  Comment n’aurait-il pas pu railler ces gamins qui vont pisser contre le mur de Berlin, lui qui sait que le crime et sa douleur ne peuvent s’expier aussi simplement ?  Pasolini a créé ce héros tragique dont le mal s’est enraciné définitivement dans l’âme. La gangrène de la culpabilité le consumera peu à peu. Pour Julian, déchiré, condamné, la Mort n’est-elle pas alors la seule révolte véritable, le seul exil, le dernier ailleurs possible ? Son refus du monde et de sa réalité  s’exprime  par son cynisme, son mutisme et  surtout par le coma dans lequel il se laisse tomber. Conscient de la vanité de sa lutte, il se résigne et se laisse amoureusement dévorer par les porcs de ce monde.  L’amour le sort de son sommeil séditieux et l’éveille à la vie au-delà de la haine et du ressentiment mais l’entraîne du même coup fatalement au sacrifice et à la mort. «  Le sort du fils de famille, cercueil prématuré couvert de limpides larmes » selon la formule de Rimbaud. Le fils est condamné, la vie ne sera pour lui qu’une mort lente. Les fautes des pères rongent insensiblement le cœur de leur fils. Ils sont rompus, la mort devient alors une délivrance, une renaissance.  Julian va s’y livrer par  un amour désespéré des hommes et de la vie, avec une joie sereine et solennelle. 

Matthias Grossmann

 

 

« Ce secret me plonge dans la vie… »

Classé dans : Autour de Porcherie — lesferus @ 17:45

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             Porcherie, c’est l’histoire des contradictions permanentes de Julian qui s’oppose à l’assurance d’Ida et au bon déroulement du monde. C’est l’histoire de ses cyniques parents, de ces porcs. Alors qu’il doit faire des choix, il reste mystérieusement héroïque. Pourquoi ?   Le secret de Julian reste impénétrable bien que l’on en comprenne certains aspects. Même ce cher Hirt, récemment convertie en femme grâce aux miracles de la chirurgie plastique n’envisagera que superficiellement l’action de Julian. La pièce est une succession de mystères et de secrets. Même la mort de Julian est tenue sous silence, Herditze interdit qu’on en parle. La pièce se construit dans l’attente de la révélation du secret de Julian. On espère qu’il se confiera à Ida lors de leur entretien intime. Mais il n’en est rien. On peut imaginer alors de sa catalepsie comme le signe d’un martyre naissant. Là encore cette attente n’est pas satisfaite. Et puis c’est lors de ses propres confessions pendant son monologue, ou bien aussi avec l’arrivée de Spinoza que Pasolini nous fait croire à une résolution possible, à une révélation de l’ultime secret de Julian. Ce secret semble s’adresser à chacun, on est libre de choisir l’interprétation qu’on veut lui donner, cet acte final prend la mesure que notre regard veut lui donner. Mais il ne nous laisse pas indifférent. On ne cesse de méditer sur cette réflexion de Julian car elle nous apparaît comme paradoxale lorsqu’on pense à cette mort choisie : « Ce secret me plonge dans la vie… ».   

 « Vraiment, je vis en des temps de ténèbres !  Un discours sans malice est folie. Un front lisse est signe d’insensibilité.

Celui qui rit C’est simplement que l’horrible nouvelle 

Ne lui est pas encore parvenue » 

A ceux qui naîtront après nous, Brecht

 

 
 

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